Kinshasa, 4 septembre 2026 – Alors que la réponse à la 17ème épidémie d'Ebola causée par le virus Bundibugyo se poursuit en République démocratique du Congo, le Gouvernement, avec l'appui de l'OMS, du Système des Nations Unies, d'Africa CDC et de ses partenaires, a lancé ce vendredi à Kinshasa un plan multisectoriel révisé de 180 jours visant à intensifier et coordonner la réponse afin de sauver des vies et d’arrêter la transmission. L'événement, organisé au Bureau de l'OMS en RDC, a réuni le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Dr Samuel Roger Kamba, le Secrétaire général aux Affaires Sociales, Actions Humanitaires et Solidarité nationale, le Dr Sylvain Yuma Ramazani, le coordonnateur résident du système des Nations Unies, Damien Mama, le Directeur Pays d’Africa CDC, Dr Hyppolite Kalambay Ntembwa, le Directeur général de l'Institut national de santé publique (INSP), Dr Dieudonné Mwamba, ainsi que plusieurs Ambassadeurs, chefs de missions diplomatiques et représentants des partenaires techniques et financiers. La RDC fait face à l'une des plus graves urgences sanitaires de son histoire récente. L'épidémie est déjà la deuxième plus importante jamais enregistrée dans le pays et la plus rapide observée à ce jour, avec 6 342 cas signalés et un cumul de 3 072 décès au 02 septembre. Elle touche désormais 60 zones de santé réparties dans six provinces, compliquant considérablement les opérations de surveillance, de prise en charge et de contrôle de la transmission. Mais au-delà de l'expansion géographique du virus, un constat inquiète particulièrement les autorités sanitaires: la majorité des décès continuent de survenir au sein des communautés, souvent chez des personnes qui n'avaient pas été identifiées comme contacts et qui n'ont jamais atteint les structures de soins. « Cette situation nous rappelle que le temps est notre ressource la plus précieuse. Chaque cas détecté trop tard, chaque contact manqué et chaque retard dans la mobilisation des r